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La commune de Savièse
Savièse (NPA 1965) est une commune valaisanne de 5'852 (31.12.2005) habitants regroupant plusieurs villages et hameaux.
Ceux-ci s'étalent sur un magnifique plateau
dominant en son sud la capitale du Valais, l'aristocrate Sion. Disposés
en croix de Saint-Antoine, dans l'espace qui sépare la Morge de la Sionne, la
Commune de Sion de celle de Gsteig dans l'Oberland bernois, ils s'appellent
St-Germain, le chef-lieu, au centre, Drône à l'est, Granois et Chandolin à
l'ouest, Roumaz et Ormône au sud. Cette image géométrique est complétée par
les hameaux de Monteiller, Prinsières, La Crettaz, La Muraz, Diolly sur le
plateau et Vuisse et La Sionne, presque en plaine. Dépassant largement les
limites naturelles des eaux, Savièse étend ses propriétés bourgeoisiales ou
privées au nord, au-delà de la
Sarine qui prend sa source au Glacier saviésan
de
Tsanfleuron.
D'une
superficie de 7'109 ha, la Commune de Savièse
est une des grandes régions viticoles du
canton avec ses 274 ha de vignes sur le
territoire communal et presque autant sur les
communes avoisinantes. Son muscat a fait rêver
amateurs de fine goutte, musiciens et bien
d'autres.
Les
6 villages sont groupés sous 5 bannières qui
ont le privilège, chacune à son tour,
d'organiser la traditionnelle
FÊTE-DIEU
ce qui permet de resserrer
solidement les liens d'amitié entre les habitants.
A Drône, à Ormône, les "sociétés des hommes"
ont des vignes et perpétuent les anciennes
traditions, elles distribuent le "pain de
l'aumône" avec le verre de l'amitié le
Vendredi saint et le jour de Pâques.
Savièse
d'autrefois
"Pa
capona"! Pas question de capituler !
C'est cette devise à la bouche que les Saviésans
s'attaquèrent aux parois vertigineuses du
Prabé, afin d'y tracer une voie pour l'élément
le plus précieux qui soit: l'eau ! Défiant
les lois de la pesanteur, accrochés à une
falaise impraticable même pour les chamois,
ils gagnèrent leur pari et transformèrent
les terres communales brûlées par un
soleil trop généreux en prairies
verdoyantes. Cet œuvre extraordinaire, le
BISSE
de Savièse, symbolisera à tout jamais l'histoire des
Saviésans, faite de luttes pour la survie
et la liberté.

Un
peuple
L'accueil
que vous trouverez à Savièse, tout empreint
de simplicité et de cordialité, restera à
jamais ancré dans vos cœurs. Vous y
reviendrez toujours, poursuivis par le besoin
de vous frotter à l'authenticité de ces
redoutables montagnards et vous lirez sans
vous lasser dans le livre magique de leur
quotidien. Car le Saviésan écrit le plus
beau poème de la vie lorsque, le visage
buriné et l'âme bien accrochée à ses
racines, il descend à la vigne ou vous invite
dans sa cave avec un brin de malice au coin de
l'œil. C'est qu'il sait, le bougre, que la
convivialité du carnotzet fait chanceler les
plus solides citadins. Ce peuple a gardé
vivantes les ancestrales traditions, les femmes arborent fièrement, aux grandes
occasions, à la Fête-Dieu par exemple, le rutilant
costume, une grande
partie de la population parle encore le
patois saviésan.
La sauvegarde de ces richesses ancestrales n'est
pas évidente, plusieurs organismes s'y emploient. La Société des costumes et
du patois de Savièse
perpétuent la tradition du
cotën,
du caracò
ou
du fordà.
En 1995, elle a pris l'initiative de recueillir non seulement des mots mais
également les objets témoins des pratiques locales en les présentant dans un
Musée à Granois.
La Fondation Bretz-Héritier veut être "le témoin de témoins" en
fixant par l'écrit, l'image et le son, tout ce qui concerne Savièse !
Un
souffle artistique
Terre
d'inspiration, Savièse s'offre à nos yeux
dans l'écrin somptueux dont Phoebus lui
fait cadeau jour après jour : explosion de
couleurs, fête sans cesse renouvelée de la
lumière, scintillement de l'air et
palpitation de la végétation sous le
pinceau du créateur, voilà les raisons qui
invitèrent E. Biéler et dans son sillage
les autres peintres de l'Ecole
de Savièse
à y installer leur chevalet. Cependant,
leur talent a également fixé pour toujours
sur la toile des visages façonnés par le
travail de la terre, le rythme des saisons,
ainsi que les traditions séculaires.
Un
vignoble
Les
premiers contreforts de notre commune offrent
leurs flancs à un
vignoble réputé. Près de
300 ha d'exploitation permettent aux Saviésannes
et Saviésans d'assouvir leur âme de vigneron.
Le Saviésan ne travaille pas sa vigne, il la bichonne. Du printemps à l'automne,
il est prêt à tous les sacrifices pour que la
récolte soit belle et qu'il puisse en tirer
les nectars qui nourriront sa fierté et
enchanteront les connaisseurs. Fendant,
Dôle,
Muscat et un grand nombre de spécialités
sauront flatter les palais les plus exigeants.

En
fête
La
fête occupe une place prépondérante au sein
de la communauté saviésanne. Que ses origines
soient liées aux coutumes rurales ou imprégnées
par l'esprit de la vie religieuse comme la
Fête-Dieu, la fête
permet à toute une population d'exprimer son
respect de la tradition et son sens de la
convivialité. Solennité, bonne humeur,
festival de couleurs rehaussent les diverses
manifestations qui ponctuent les temps forts de
l'année invitant tout un chacun à partager
l'enthousiasme ambiant et la ferveur populaire.
Un
paysage alpin
En
suivant à la trace les transhumances de nos ancêtres,
vous parviendrez, en passant par le
Pont-du-Diable
et les
mayens, au pied du glacier de
Tsanfleuron, situé dans la vallée du
Sanetsch.
Tout en restant à distance respectueuse des
redoutables reines qui vous regarderont passer avec
un air de défi, vous atteindrez les lapiés
aiguisés par la dernière glaciation et dont
le tranchant ne manquera pas de torturer
impitoyablement vos semelles. Qu'à cela ne
tienne, l'accueil qui vous est réservé à la
cabane
de Prarochet, la vue de l'impressionnante
Quille du Diable et les cimes enneigées
alentour vous récompenseront de vos efforts. Un
petit blanc du pays et une raclette mettront
votre palais et votre ventre au diapason de vos
yeux émerveillés.
Passez le col, retrouvez la Sarine, le barrage du
Sanetsch et son auberge, descendez le Pas pour découvrir les mayens et alpages
"de Berne" comme on dit chez nous, avec des appellations naviguant entre patois,
français et allemand : Boiterie, Burg, Längmatte, Vouespila (Wispille), Comonese,
Ertets, Fély, Stutz, Griden...en passant le Tsatéoué (Gsteig) !

Savièse: le plaisir des découvertes
Les Saviésans ont toujours su
placer l'église au milieu du village. La preuve en est l'église
paroissiale, joyau datant du 12ème siècle. Détruite en 1475, reconstruite et de
multiples fois enrichie au cours de l'histoire, elle représente un amalgame
unique de styles architecturaux. Lors de la rénovation de 1934, l'artiste
peintre
Ernest Biéler a réalisé pour la première fois "un ensemble d'art
religieux"
(J.B.
Manson, Tate Gallery, Londres, 1936)
: 11 grands
vitraux à thème, 22 petits vitraux des bas-côtés, 14 mosaïques du chemin de
croix, clés de voûte, décoration de la tribune de l'orgue… (cf.
Paroisse catholique)
De nombreuses
chapelles
ornent les centres des villages et hameaux saviésans. D'autres, telle la
chapelle Ste‑Marguerite à l'arrivée du Vieux-Bisse ou celle de Ste-Thérèse aux
Mayens-de-la-Zour, s'érigent en des lieux invitant au recueillement et à la
prière. (cf.
Paroisse catholique)
La
Colline du Château de
la Soie près de Granois, portique ouvert sur la riche histoire de Savièse, où
retentissent encore les cris de l'évêque Guichard Tavelli, que les seigneurs de
la Tour firent basculer par dessus les remparts.
Le chemin botanique
du même nom présente les principaux arbustes de la région sur le Chemin du Crou.
La
maison de Commune à
St-Germain, datant de 1568, est à l'image de la société saviésanne : solide,
bien équilibrée et accueillante. A l'intérieur les salles bourgeoisiales et du
conseil ont conservé intacte l'ambiance des âpres discussions qui ont façonné
la destinée de la communauté saviésanne.
La Maison de Commune abrite très régulièrement dans ses combles transformées,
des "Expositions".
Une nouvelle
salle permanente "Albert Chavaz"
a été inaugurée en octobre 2004
A la maison de Roumaz,
vieille bâtisse transformée en salle d'exposition, l'art et l'histoire se
côtoient, s'enrichissent mutuellement et jettent un regard vers le
tourisme. La SD (Société de développement) y a ses bureaux.
Le nouveau Centre culturel
"Le Baladin" avec sa remarquable salle de spectacles, accueille représentations
théâtrales, concerts ou variétés… Il abrite deux importantes
institutions : la
bibliothèque
communale et la
ludothèque.
Et tant d'autres
curiosités :

Savièse en automne, vu de
Montorge
La
Commune de Savièse est jumelée avec la cité française de Vaux-le-Pénil
(77000), 10'800 habitants, 238 entreprises
et 62 commerces, commune située en Région Ile-de-France, Département de la
Seine-et-Marne, membre de la Communauté d'Agglomération de Melun Val de Seine.
Vaux-le-Pénil, une relation harmonieuse entre
développement économique, respect de l'environnement et qualité de vie. Site de
Vaux-le-Pénil
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